Groupe d’union UDI - DVD - Les Républicains
   Conseil Départemental de la Nièvre

Cherche Toubib désespérément :

Cherche Toubib désespérément :

La Nièvre a l'une des plus faibles densités médicales de France et les effectifs des médecins, toutes spécialités confondues, sont en constante diminution (25% de chute en 10 ans). 
Le constat es talarmant et si nous ne parvenons pas à améliorer très rapidement cette situation, nous allons tout droit vers une catastrophe sanitaire. Déjà, plusieurs milliers de patients se retrouvent sans médecins, le taux de mortalité est en augmentation et des pathologies que l'on croyait disparues, réapparaissent. 
Les solutions sont connues et nombreuses mais il y en a surtout deux qui doivent concentrer nos efforts. L'une est nationale et concerne le Numérus Clausus, l'autre est à notre portée et consiste à améliorer l'attractivité de notre territoire. 

1) Le Numérus Clausus. Nous sommes face à un paradoxe comme seuls les cerveaux musclés qui nous gouvernaient dans les années 70 ont pu l'imaginer. Réduire de façon drastique le nombre d'étudiants en médecine autorisés à poursuivre leurs études selon le principe que moins de médecins, ce sera moins de prescriptions et donc un meilleur équilibre des comptes de l'assurance maladie en oubliant tout simplement que ce ne sera pas moins de malades ! 
Le sujet préoccupe les pouvoirs publics qui se sont rapidement rendus compte des conséquences d'une telle décision et qui ont entrepris d'alargir très légèrement le numérus clausus mais de façon insuffisante pour pallier le manque de médecins dans la majorité de nos territoires. 
Nous devons interpeller nos parlementaires pour qu'ils se saisissent de ce problème et que soit enfin levé ce carcan absurde et dénoncé par tous. 

 

2) Améliorer l'attractivité de notre territoire. On peut s'interroger, à juste titre, pour comprendre pourquoi la Nièvre attire moins les jeunes médecins que la plupart des autres départements. Bien entenud, on est en droit de penser que la proximité de la mer ou d'une station de sports d'hiver rendrait notre territoire plus attractif. 
C'est une évidence, mais chaque territoire possède à la fois des atouts et des handicaps. 
Pour un jeune médecin qui cherche à s'installer, ce qui fait la différence, c'est bien sûr la qualité de l'accueil, la possibilité de travailler en équipe et d'être déchargé de toutes les contraintes administratives et c'est également la prise en comtpe de l'activité professionnelle de son conjoint, lequel est souvent un homme depuis la féminisation de la médecine. Tous les départements font des efforts dans ce sens pour espérer attirer la perle rare. 
Ce qui peut vraiment déterminer, en fait, le choix de ce médecin, ce sont les initiaitves locales qui projettent une image singulière et prometteuse pour son avenir comme le développement du numérique, indispensable pour la télémédecine, la qualité des infrastructures hospitalières et des maisons de santé pluridisciplinaires, tout comme l'existence d'un pôle universitaire performant. Ce dernier point est important et souvent sous-estimé. Toutes les études concordent pour mettre en exergue le rôle souvent déterminant d'une structure de proximité d'enseignement de la médecine dans le choix d'installation d'un médecin. Elle lui permet d'envisager de pouvoir se ressourcer, de se perfectionner et d'actualiser ses connaissances sans être obligé de parcourir de trop grande distances. L'idéal est d'avoir une faculté de médecine sur son territoire mais à défaut, l'implantation d'une Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES) à Nevers a de fortes chances d'être perçue comme particulièrement intéressante. 
Il ne s'agit pas, en effet, d'une simple filière d'enseignement supérieur supplémentaire pour compléter le deuxième pôle universitaire de Bourgogne. Il s'agit d'envoyer un message fort et immédiat à de jeunes médecins pour les incter à s'installer dans la Nièvre. 
Il n'y a actuellement que quatre PACES décentralisées en France. 
Chacune a permis à ses étudiants d'obtenir un taux de réussite supérieur à la moyenne, en raison de meilleures conditions de travail. 
Chacune a permis de valoriser le dynamisme du territoire et le soutien affirmé de l'Université de rattachement.
Chacune a permis à des jeunes, qui n'avaient pas les moyens financiers d'entreprendre des études médiales dans une ville universitaire éloignée, de pouvoir, malgré tout, mener à bien leur vocation. 

 

Ce projet a également un autre intérêt et ce n'est pas le moindre, celui de bâtir une véritable filiation entre les étudiants nivernais et leur territoire d'origine, ce qui n'existe pas actuellement. Près d'une centaine d'étudiants partent, en effet, du département, chaque année, pour poursuivre des études médicales à Clermont-Ferrand, Lyon, Paris, Tours ou Dijon sans renouer avec la Nièvre, une fois leurs études terminées. L'idée est donc, de les accompagner pour que toutes les conditions de réussite à la PACES de Nevers soient mises à leur disposition puis de leur proposer des stages, dès la 2ème année, dans les hôpitaux et auprès des médecins libéraux de la Nièvre, jusqu'au 3ème cycle qui précède leur installation effective. Cette idée a reçu l'aval du doyen de la faculté de médecine de Dijon. 
Nous devons donc poursuivre nos efforts avec obstination et détermination pour qu'une PACES s'ouvre à Nevers dès la rentrée de septembre 2017. C'est essentiel pour l'avenir de nos jeunes et c'est vital pour notre territoire. 

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2016-12-13